Précédemment, nous avons abordé le changement climatique sous l’angle de la contribution : comment réduire nos émissions, quel rôle jouent les véhicules que nous commercialisons. Il existe un deuxième angle, tout aussi concret : comment nous préparer à faire face aux évolutions climatiques qui affectent déjà nos territoires.
Des événements qui ne sont plus seulement des projections
Le Groupe DBF opère dans le Sud-Ouest, une région identifiée comme l’une des plus exposées aux effets du réchauffement. À horizon 2030–2050, les projections établies anticipent des étés avec des journées dépassant 35 °C beaucoup plus fréquentes, des sécheresses estivales structurelles, des pluies plus rares mais plus intenses, et des épisodes de grêle dont la violence s’accentue.
Ces tendances ne sont pas abstraites. En 2024, des orages de grêles d’une rare violence, dont nos carrosseries se souviendront longtemps, avaient lieu en Gironde et en Occitanie. Côté inondations, nous avons l’exemple d’Arveyres, commune d’implantation d’une de nos concessions VW, qui a été reconnue en état de catastrophe naturelle lors des crues de la Dordogne. Ce sont des événements réels, survenus récemment, sur nos territoires d’activité. Les identifier, c’est déjà se donner les moyens d’y répondre.
Des vulnérabilités spécifiques à notre métier
Une concession automobile cumule plusieurs caractéristiques qui la rendent exposée. Parmi les risques : les stocks de véhicules neufs et d’occasion à ciel ouvert sont en première ligne face à la grêle, les pics de chaleur prolongés qui accentuent la fragilité thermique des bâtiments, les inondations sur les sites en zones basses qui empêche toute circulation vers les concessions.
Un risque moins visible mérite également attention : le retrait-gonflement des argiles. Le Sud-Ouest est l’une des régions les plus exposées à ce phénomène, qui se traduit simplement par le fait que le sol bouge ; il se rétracte lors des sécheresses et se gonfle lors des pluies intenses. L’alternance de ces deux extrêmes, amenée à s’intensifier, présente comme risque la fragilisation progressive des fondations des bâtiments à large emprise au sol.
La sécheresse représente aussi un risque opérationnel concret : en Gironde et en Occitanie, les arrêtés préfectoraux pris lors des épisodes de restriction d’eau peuvent interdire par exemple le lavage des véhicules hors stations équipées de systèmes de recyclage, affectant de fait la préparation de nos véhicules à livrer.
Anticiper plutôt que subir
Face à ces enjeux, la démarche RSE du Groupe ne se limite pas à réduire notre empreinte carbone. Elle implique de construire progressivement un plan d’adaptation au changement climatique : identifier les vulnérabilités de chaque site, les hiérarchiser selon leur probabilité et leur impact sur l’activité, et planifier les mesures concrètes pour y répondre.
Cette démarche d’adaptation n’est pas dissociable de notre trajectoire économique. Ce sont les résultats du Groupe qui nous donnent les moyens de financer ces investissements. Maintenir une activité saine et maîtriser nos coûts, c’est précisément ce qui nous permettra d’agir sur notre résilience avant que les sinistres ne s’imposent à nous.