Une France à +4 °C : ce que la trajectoire dit de nos étés

Ce que mesure Météo-France

Le graphique ci-dessous présente la température moyenne annuelle en France hexagonale et en Corse depuis 1950. La lecture est simple : les barres jaunes des années 1950-1980 tournent autour de 11,5 à 12 °C ; celles des années 2020 dépassent 14 °C. 2022 reste l’année la plus chaude jamais mesurée (14,5 °C), suivie de 2023 (14,4 °C) et 2024 (14,1 °C). En 2023, la France se situait à +1,7 °C par rapport à la période 1850-1900, alors que la moyenne mondiale était à environ +1,45°C 1 .

La France se réchauffe plus vite que la planète.

Ce que prévoit la trajectoire de référence

La partie droite du graphique correspond à la TRACC, la trajectoire de réchauffement que l’État a retenue en 2023 pour préparer l’adaptation du pays. Elle prévoit +2 °C dès 2030, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100. Ce ne sont pas des scénarios pessimistes. Ils correspondent à un réchauffement mondial de +3 °C en 2100, c’est-à-dire à la poursuite des politiques actuelles.

À +2,7 °C, Météo-France anticipe des vagues de chaleur cinq fois plus fréquentes, possibles de début juin à mi-septembre, une baisse de 10 % des pluies d’été et 24 jours supplémentaires de sols secs par an en moyenne. Toulouse aurait le climat actuel de Valence. À +4 °C, les étés caniculaires d’aujourd’hui seraient considérés comme frais.

Pourquoi la chaleur fait brûler la forêt

Le mécanisme est connu : plus l’air est chaud, plus il assèche la végétation. La chaleur augmente l’évaporation des sols et la transpiration des plantes, réduit l’humidité de la végétation et du bois mort, et transforme progressivement le sous-bois en combustible. Une sécheresse de sols de plusieurs semaines suffit pour qu’un départ de feu accidentel devienne incontrôlable. Le réchauffement joue ensuite sur la durée : la saison à risque s’allonge en amont et en aval de l’été, et remonte vers le nord. En 2022, 90 départements ont connu au moins un feu significatif. À +4 °C, Météo-France anticipe un risque élevé étendu à l’ensemble du territoire.

L’été 2026 sur nos territoires

L’été 2026 a commencé par deux records : juin a été le mois de juin le plus chaud jamais mesuré en France (+3,8 °C par rapport à la normale), et juillet le mois le plus chaud, tous mois confondus, depuis 1900. Le 22 juillet, le feu parti de Saumos a parcouru 1 400 hectares en une après-midi. Il s’est conclu comme le plus vaste incendie observé en France depuis 1949 — quatre ans seulement après Landiras et La Teste-de-Buch – blessant une centaine de sapeurs-pompiers engagés.

Ces événements ont directement impacté nos activités puisque deux concessions ont dû être fermées et de nombreux collaborateurs évacués. Sans oublier évidemment le feu démarré à proximité immédiate de notre concession Audi Mérignac et ses conséquences douloureuses.

Faire notre métier en conscience

Notre bilan carbone l’a montré : l’essentiel de nos émissions vient de l’usage des véhicules que nous vendons. Ces émissions contribuent au réchauffement climatique dont nous avons parlé plus haut. Le graphique ci-dessus ne décrit pas un climat mais les conditions dans lesquelles nous travaillerons dans vingt-cinq ans. Nos leviers d’action sont déjà identifiés : augmenter dans notre mix de ventes la part de véhicules électriques, développer le véhicule d’occasion, et faire durer plus longtemps les véhicules que nous entretenons. Chacun de ces leviers agit sur le même poste de notre bilan carbone, celui qui pèse le plus.

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